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Quels sont les traitements de l’apnée du sommeil ?
Il existe plusieurs sortes d’apnée du sommeil et de ce fait, des traitements différents et adaptés selon le cas. Pour l’apnée du sommeil fonctionnelle ou obstructive, on assiste le plus souvent à une intervention au laser. Mais au fait, c’est quoi au juste l’apnée obstructive du sommeil ?
Dans le fond de la gorge se trouve la luette, au fond du palais. Les muscles ont tendances à se relâcher pendant le sommeil, et quand la masse graisseuse est importante, la luette et le fond du palais obstruent les voies respiratoires.
La visite d’un médecin spécialisé est indispensable pour faire un bon diagnostic et pour envisager l’intervention au laser. Il arrive même parfois qu’on soit obligé de faire une intervention chirurgicale, mais c’est tout de même plus rare et plus dangereux, car dans ce cas, il faut une anesthésie générale.
On peut aussi envisager de porter une prothèse dentaire toute la nuit pour empêcher que les voies aériennes se bouchent.
Dans le cas où le syndrome de l’apnée du sommeil est sévère, on préfère utiliser le traitement par PPC, c’est-à-dire, par pression positive nasale. Par ce procédé, de l’air est insufflé dans le nez par le biais d’un masque nasal relié à une machine. LE masque doit être porté tout au long de la nuit. De cette manière, l’air comprimé est inspiré en empêchant les parois de l’arrière-gorge d’obstruer les voies respiratoires.
Cela représente un véritable inconvénient pour le patient qui doit dans un premier temps s’habituer au port du masque toute la nuit.
Le traitement par laser permet d’extraire l’excès de tissus situé au fond de la gorge responsable des ronflements. Cette intervention se fait par anesthésie locale. Il n’est donc pas nécessaire d’être hospitalisé. L’acte consiste à diriger le laser sur la luette dans le fond de la gorge de façon à la réduire. Cette action est censée arrêter les ronflements et dégager les voies aériennes.
Une autre intervention aussi minime que la précédente consiste à supprimer l’excès de muqueuses nasales. Quand la muqueuse reste bloquée dans les conduits nasaux, il s’en suit qu’elle vient obstruer le fond de la gorge et donc, les voies respiratoires. Le laser peut venir à bout de ce phénomène sans aucune complication pour le patient.
Évidemment, l’intervention la plus connue reste celle des amygdales. Aujourd’hui, on obtient de très bons résultats sans plus avoir besoin d’une anesthésie générale. Une pulvérisation au laser suffit à les réduire et généralement, au bout de trois à cinq interventions, on en finit définitivement avec les amygdales.
L’apnée silencieuse et sournoise !
J’avais, comme tout le monde, entendu parler de l’apnée du sommeil, mais avec mes trente ans d’âge, je n’imaginais pas du tout un seul instant que je pouvais être concerné.
Je venais tout juste de créer mon entreprise dans les alarmes et le travail que je devais effectuer occupait les trois quarts de mon temps. Je bossais dur, tous les jours, pour récupérer mon investissement et commencer à gagner ma vie correctement. Bien évidemment, je considérais que ce surplus de travail était la cause de mes périodes d’abattement et de fatigue généralisée. Alors, pour faire contre poids à cet état de fait, je buvais du café toute la journée, parfois plus d’une cafetière.
En seulement trois ans d’activité professionnelle, j’avais pris du poids. Certes, pas assez pour me trouver obèse, mais tout de même assez pour parler d’embonpoint. En fait, je ne pratiquais pas de sport et le soir tard, quand je rentrais chez moi, je n’avais pas envie d’autre chose que de regarder un bon filme à la télévision.
Je savais que je ronflais, car mes partenaires ont toujours eu la délicatesse de me le faire remarquer.
Un soir, je me réveillais en sursaut avec la sensation d’étouffer. Mon palpitant battait la chamade et il me semblait que j’allais m’évanouir. J’étais pris de panique, et il me fallut une bonne demi-heure pour récupérer mon souffle et me sentir à nouveau bien, enfin, disons plutôt calmer. Ce soir-là, je ressentis une angoisse profonde qui me fit prendre la décision d’aller voir le médecin.
Ce que je fis dès le lendemain. Mon médecin me diagnostiqua une période de surmenage. Il me prescrivit un anxiolytique pour mieux dormir et m’obligea à me reposer.
Évidemment, ce jour-là, ma tension était à peine plus élevée que d’habitude et à l’auscultation, mon cœur ne présentait pas de problèmes.
Le problème, c’est que ma santé ne s’améliorait pas du tout. Je commençais à ressentir le vide. Je n’arrive pas à l’exprimer autrement. Cette sensation que tout est vide, que tout ce que l’on entreprend n’a pas de sens. Bizarrement, je perdais ma motivation et je sombrais doucement dans une sorte de déprime. Heureusement que mon affaire tournait bien, car cela m’a permis de rester connecter avec la vie, sans quoi, je pense que j’aurais touché le fond.
Sept ans plus tard, je recommençais à me réveiller la nuit avec cette sensation d’étouffement et cela à plusieurs reprises. En outre, mon épouse, car entre-temps je m’étais marié, avait remarqué que je cessais de respirer pendant quelques secondes dans la nuit.
Je commençais à en parler autour de moi, et c’est ma mère qui me fit savoir que des membres de notre famille avaient souffert de l’apnée du sommeil, dont un, mon grand-père paternel qui était mort d’une crise cardiaque.
Je décidais à nouveau de consulter mon médecin avec ces nouvelles informations, et là, nous entreprîmes de me tester en clinique.
Aujourd’hui, je suis reconnu comme étant atteint d’apnées obstructives du sommeil. J’ai pu être soigné et ne souffre plus de réveils intempestifs durant la nuit.
Diagnostic de l’apnée du sommeil
Le diagnostic n’est possible qu’après l’observation de certains symptômes persistants comme la fatigue, la somnolence, les troubles de l’humeur, les ronflements, les maux de tête à répétition et surtout, si vous suspectez que quelqu’un de votre famille souffre des mêmes maux. Dans ce cas, c’est que ce problème peut se révéler héréditaire.
C’est à votre médecin de décider ensuite, s’il faut ou non envisager un test du sommeil. Ce test peut se faire en clinique ou à l’hôpital, en journée ou au cours de la nuit. Dans tous les cas, il vous sera demandé de prendre des notes, durant une semaine ou deux, sur la qualité de votre sommeil et de répertorier tous les symptômes qui vous font penser aux conséquences de l’apnée du sommeil. Le médecin dressera une liste de ces symptômes qu’il vous faudra observés et notés avec exactitude. Leurs fréquences, l’heure à laquelle ils surviennent, etc.
Il vous sera demandé par exemple de noter l’heure à laquelle vous allez vous coucher tous les soirs, l’heure de votre réveil. Vous devrez être en mesure de spécifier le nombre de fois que vous vous êtes réveillé au cours de la nuit, si vous avez pu identifier la cause de ces interruptions du sommeil.
On peut même vous demander de noter vos habitudes alimentaires, de préciser si vous buvez de l’alcool, combien de verres…
Vous ne devrez pas mentir sur vos habitudes, car elles peuvent interférer dans le diagnostic de l’apnée du sommeil. Si vous buvez beaucoup de café et de boissons caféinées comme les sodas, il n’est pas impossible que cela soit la cause de vos insomnies. On ne doit rien laisser au hasard, car l’apnée du sommeil est une maladie qui peut entraîner de graves conséquences sur la santé.
Si l’on vous propose le test du sommeil, vous devrez passer une nuit en clinique ou à l’hôpital. Vous serez couvert de la tête aux pieds d’électrodes de façon à ce que l’on puisse examiner votre activité cérébrale, votre pulsation cardiaque, vos fonctions vitales, les mouvements des yeux, les phases de sommeil paradoxal…
De cette manière, on pourra être sûr que vous êtes, ou non, victime d’apnée du sommeil. Mais on pourra surtout identifier avec plus de certitude, si votre apnée du sommeil est obstructive ou centrale.
Il ne vous restera plus qu’à bien écouter les directives de votre médecin pour envisager un traitement approprié.
