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Gérer son travail

Une personne qui est son propre patron ou qui exerce une profession libérale aura toujours plus de difficultés à gérer son temps de travail qu’un salarié. Ce n’est pas pour dénigrer les salariés, car eux aussi peuvent parfois déborder de leur temps de travail pour faire des heures supplémentaires, mais disons qu’ils entrent toujours dans le cadre d’une législation. Pour la profession libérale ou celui qui est son propre patron, la condition est différente. Pour lui, il n’existe aucune législation. Il se doit juste de travailler et de faire marcher son entreprise. Si pour cela il doit y consacrer du temps, il le fera. Le problème, c’est que les personnes qui entreprennent de travailler à leur compte, bien souvent, le font parce qu’elles aiment leur travail. Résultat, elles y consacrent un temps, n’hésitant pas à déborder dans le temps qu’il fasse jour ou nuit.

Il faudra attendre plusieurs années avant qu’un travailleur indépendant se rende compte qu’il se surcharge de responsabilités et qu’il apprenne à déléguer. Sinon, il peut en coûter sa santé. En outre, on ne voit que très rarement un patron ou un homme à son propre compte se mettre en maladie. Même malades, ces personnes continuent de travailler.

De toutes les façons, il ne sert à rien de leur dire de prendre du temps, de prendre des vacances, de s’amuser un peu plus souvent, ces personnes-là travaillent sans relâche et lorsqu’elles sortent, partent en vacances ou s’amusent, c’est encore pour saisir des occasions de faire avancer leur business. Alors, très honnêtement, si vous vous trouvez dans cette situation, il va au moins vous falloir vous aménager des temps de repos ou, si vous préférez, des temps de récupération.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Prendre un temps dans la journée à raison d’une à trois fois par semaine pour faire un sport. Aller à la piscine, dans une salle de sport, faire du footing ou du squash. D’autres préféreront peut-être de faire de la méditation, de la danse ou une balade à vélo. L’important, c’est de trouver une activité qui coupe votre routine. Mais pour que cela fonctionne, il faut autant de rigueur que celle que vous appliquez dans votre travail. C’est-à-dire que si vous vous imposez des heures de travail, des heures pour les tâches administratives, des heures pour traiter vos mails et faire votre publicité, il faudra aussi considérer et respecter les heures que vous inclurez pour votre santé.

Imaginez-vous, un seul instant, diminué à la suite d’une crise cardiaque, d’un AVC ou n’importe quelle autre maladie liée au stress, vous seriez obligé de cesser toute activité. Alors, la sagesse vous impose de prendre du temps pour respirer l’air pur en savourant tout ce qui se passe autour de vous. Vivre, c’est aussi prendre le temps.

Gérer notre bonheur !

Contrairement à ce que l’on pense, gérer son bonheur n’est pas un excès de zèle. Parfois, trop d’exaltation, trop d’émotivité et trop de tout peuvent conduire à une chute plus terrible au moment où les événements tournent en notre défaveur. C’est un peu comme si nous avions reçu beaucoup de cadeaux et que soudainement on nous reprenait tout ce que nous venions juste de recevoir. Alors forcément, ce n’est pas facile à digérer que devoir passer du statut privilégié au statut du commun des mortels.

Mais bon, on s’en remet. Toutefois, des personnes oscillent entre cette tendance à vivre des moments euphorisants et puis d’autres de profondes déprimes. Ce n’est pas toujours lié aux événements et ces personnes souffrent peut-être de bipolarité. Dans ce cas, il faut qu’elles consultent un médecin pour en avoir le coeur net.

Mais sans en arriver là, il est bon parfois de bien gérer ses émotions, car sinon, elles finiront par décider de ce que nous allons devenir. Elles agissent comme la pluie et le beau temps.

Un jour, un homme très âgé se retrouvait seul avec son enfant de 18 ans. Quelques années plus tôt, il avait perdu son épouse et il n’avait plus que son fils et sa ferme. Tous les gens du village qui venaient le rencontrer lui disaient qu’il avait de la chance, parce qu’il n’était pas tout seul à s’occuper de son cheval, du bétail et des champs. Le vieillard ne s’exaltait pas pour autant, et se contentait de répondre à l’affirmative, sans rien exprimer d’autre.

Plus tard, son fils eut un accident en montant le cheval. Il se brisa les deux jambes. Alors, les gens du village vinrent voir le vieillard et lui firent part de leur compassion. Ils pensaient que le pauvre homme allait devoir s’occuper seul du champ et des chevaux en plus de s’occuper de son fils. Ils trouvaient cela injuste, mais le vieillard ne s’indignait pas. Il se contentait d’accepter la situation comme elle était, remerciant le ciel de ce que son fils n’était pas mort.

Quelque temps après, la guerre éclata dans le village. Une tribu voisine vint réclamer des terres avec violence et tous les jeunes garçons du village durent se battre au péril de leur vie. Tous les vieux du village vinrent voir le vieillard et son jeune fils pour lui dire qu’il était chanceux, car son fils n’allait pas devoir faire la guerre et ainsi ne pas risquer sa vie. Le vieillard acquiesça, mais resta dans la plus grande sérénité, sans s’exalter.

Plus tard, après que la guerre fut finie, le fils était encore en convalescence, et le cheval réussit à échapper à la vigilance du vieillard. Celui-ci dut s’occuper du bétail et des champs, à pied. Les gens du village le plaignaient, car un homme de cet âge obligé à faire tant d’efforts leur semblait être une profonde injustice. Mais le vieillard leur défendit de le plaindre et il remerciait le ciel pour ce qu’il pouvait accomplir à chaque instant.

Quelques semaines après, le cheval revint accompagné de trois chevaux sauvages dans la propriété. Le fis, qui était alors enfin rétabli, les ajouta à son haras. Tous les gens du village vinrent célébrer l’événement providentiel qui venait de toucher la famille et se rendirent compte que tout ce qui se vivait dans l’Action de grâce portait toujours des fruits inattendus.

Gérer les soucis au quotidien !

Vous ne devez pas vivre avec l’inquiétude des choses désagréables qui peuvent arriver. Une maman qui s’inquiète parce que son fils travaille mal à l’école et pense déjà qu’il n’a pas d’avenir, ne lui laisse aucune chance de s’améliorer. En fait, elle le garde dans cette énergie de perdant. Elle fait planer sur lui l’idée qu’il ne vaut rien et qu’aucun effort de sa part ne mérite d’être fait.

Cela fonctionne avec une mère et son fils, mais c’est tout aussi vrai envers soi-même. Si vous pensez que vous n’êtes pas en mesure de faire face à une situation, comme de prendre la parole en réunion, par exemple, et que vous êtes convaincu que jamais vous n’en serez capable, il y a de fortes chances que cela devienne une réalité. Le pire, c’est que vous allez vous inventer des excuses et que celles-ci devront se convertir en éléments véritables de votre vie pour confirmer vos dires. Cela signifie que si vous justifiez votre incapacité de parler en public parce que vous perdez vos moyens et que vous vous mettez à bégayer alors que jamais de votre vie vous n’avez eu ce genre de problèmes, vous allez véritablement parler avec difficulté. Tout d’un coup, vous serez le résultat de vos peurs et de vos créations mentales.

Les appréhensions que nous avons au quotidien finissent par donner le ton à notre existence. Si nous sommes convaincus qu’en fin de semaine nous serons fatigués et que nous n’avons plus envie de rien faire de tout le week-end, nous créons cette situation au point de la rendre réelle. Nous provoquons notre destinée. Les soucis sont un peu de cette nature. En réalité, ils ne répondent que très rarement à une situation réellement contraignante. Savez-vous pourquoi ?

Parce que lorsque nous avons de véritables soucis, nous n’avons pas le temps d’imaginer où ils nous amèneront. Confrontés aux problèmes, nous devrons agir pour en sortir, pour trouver une solution, pour améliorer notre quotidien et retrouver la tranquillité à laquelle nous aspirons. C’est quand le problème est terminé que nous commençons à nous faire du souci. Généralement parce que nous pensons à l’épreuve que nous venons de subir, et que nous imaginons ce qui aurait pu se passer si nous n’avions pas trouvé de solution. C’est à ce moment-là que le cerveau produit des doses insupportables de pensées négatives. Nous avons peur de ce qui aurait pu se passer et en plus nous imaginons tout ce qui risque d’arriver si nous ne faisons rien pour éviter le problème et tout ce qui peut encore arriver, simplement parce que la vie est ainsi, imprévisible. Nous avons du mal à trouver le calme et la tranquillité à laquelle nous aspirons et nous devenons stressés.

Gérer les soucis au quotidien c’est admettre que si nous n’en avons pas, nous ne devons pas nous préoccuper de ce qui n’est pas encore ou de ce qui n’a pas de raisons de se produire. Nous ne devons pas non plus laisser notre esprit divaguer sur des sujets concernant le passé. Ils ne sont plus et ils ne peuvent plus être changés. Nous devons remplacer nos pensées par des phrases affirmatives, comme celles qui suivent :

À cet instant, je me sens bien, et j’ai la chance de vivre paisiblement.

J’ai la chance d’avoir un toit, une paye, de quoi manger tous les jours et j’en suis reconnaissant.

Je me sens heureux de pouvoir gérer mon quotidien dans des conditions acceptables.

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