Archive pour la catégorie ‘Les vertus’

Pour atteindre l’inaccessible étoile !

On pourrait dire que toutes les vertus réunies donnent l’ingrédient fabuleux que l’on peut nommer en toute modestie : l’amour. En effet, on pourrait aussi définir l’amour comme la combinaison de toutes les vertus. En y réfléchissant bien, peut-être qu’on est alors en mesure d’identifier enfin ce qu’est l’amour. Et si l’on y regarde de plus près, peut-être qu’on n’a jamais vraiment connu l’amour, ou vraiment été aimé.

Parce que dans ce cas, deux êtres qui s’aiment cherchent forcément l’équilibre entre eux. Ils unissent leur force pour se construire un avenir et créer une famille. Ils accomplissent leur existence avec justice de manière à ne pas se mettre en danger et à perdre leur intégrité. Toutes leurs actions sont réfléchies. La prudence les aide à progresser dans la sagesse et l’amour. Ils se fixent un objectif qui ne peut être terrestre, car ils souhaitent que leur but n’ait pas de fin. S’ils tendent à l’amour, cet amour doit forcément être divin et éternel, sinon, ils pourraient se quitter à tout moment et détruire tout ce qu’ils ont entrepris. Ils développent la foi, croient en un Dieu tout-puissant. Parce qu’ils se savent défaillants et imparfaits, ils ont foi en un Dieu sauveur, mort pour leur péché. Ainsi, ils se savent soutenus dans l’épreuve. Ils peuvent mettre leur espoir en une puissance salvatrice, croire en l’éternité et être convaincus que l’Esprit de Dieu veille sur eux. Alors, pour rendre grâce à Dieu, ils se conduisent de manière charitable. C’est leur façon de témoigner des bénédictions qu’ils reçoivent tout au long de leur existence. Quand survient l’épreuve, ils se mettent à prier, sans jamais abandonner le travail, sans jamais se lasser de se protéger et de se soigner.

Alors qu’ils font le chemin vers Dieu, ils ne s’inquiètent pas de savoir s’ils arriveront à l’atteindre. Car un jour, cette inaccessible étoile viendra jusqu’à eux pour les délivrer de tout ce qu’ils ont enduré. Ainsi, ils pourront à nouveau s’aimer et commencer une nouvelle existence, cette fois-ci glorifiée par la victoire de l’amour.

Ça n’est peut-être qu’une simple histoire. Mais pour l’instant, elle est la seule qui puisse soutenir deux êtres dans l’amour. La seule capable de les aider à construire une famille et à la soutenir. Et s’ils tiennent bon, de recevoir toutes les bénédictions d’une grande famille. Bien sûr, parfois les événements sont contraires à l’évolution que l’on avait prévu, mais même dans ce cas, l’amour peut-être la seule raison de vivre. Atteindre l’étoile et se dévouer à cette quête, même inaccessible, pourvu qu’on reste une famille avec tous ceux qui avancent dans cette direction.

La charité s’il vous plait ?

Voilà à quoi nous avons réduit la charité. Les mendiants se la sont appropriée parce que personne ne l’employait plus. Ils ont travesti son sens le plus humble pour lui donner une nouvelle définition : t’as pas cent balles ?

La charité signifie avant tout l’amour de Dieu et du prochain. Franchement, essayez de vous représenter votre enfant, votre parent, un ami vous demander de l’aide, vous allez lui donner cent balles et lui tourner le dos ?

Si vous avez de la charité, autrement dit de l’amour pour votre enfant, votre parent ou votre ami, vous allez lui tendre vos bras pour le serrer contre votre cœur. Vous allez vous mettre à son écoute et lui proposer une aide véritable. Mais parce que vous êtes aimant, vous n’allez pas faire le travail à sa place. S’il s’agit de votre enfant, vous allez en effet écouter sa plainte, le serrer dans vos bras, lui rappeler combien vous l’aimer et ensuite, vous allez lui expliquer comment il doit s’y prendre pour retrouver confiance en lui. Vous allez lui assurer que vous serez à ces côtés quoiqu’il arrive, mais que vous n’interviendrez pas, sauf en cas de danger, car il doit progresser et apprendre.

S’il s’agit de vos parents, vous allez les honorer et les aider à vivre dignement leur vie et s’il s’agit de leur fin de vie, vous ne les laisserez pas seuls. Vous les soutiendrez et les accompagnerez dans ce cheminement.

S’il s’agit d’un ami, vous traverserez son épreuve à ses côtés. Vous le soutiendrez en l’aidant à se ressaisir, car s’il est un ami, il ne cherchera pas à abuser de vous. Au contraire, il se ravivera pour vous témoigner de la reconnaissance au plus vite. S’il ne le fait pas, s’il abuse de vous, c’est qu’il n’est pas un ami. Dans ce cas, vous ne pourrez pas le soutenir indéfiniment et vous serez obligé de le laisser dans son expérience jusqu’à ce qu’il réclame véritablement votre charité, c’est-à-dire votre amour et non votre argent, vos biens et votre énergie.

N’oubliez jamais que l’amour peut tout, tandis que l’argent peut juste vous acheter davantage de misère.

La charité ne se réclame pas, la charité s’obtient par l’amour qui existe entre deux êtres. Celui qui demande et celui qui reçoit. Tous les deux sont dans une dynamique d’amour. Celui qui demande s’apprête à donner tout ce qu’il possède pour être secouru et celui qui donne s’apprête à tout offrir pour ne pas perdre cet amour. Voilà ce que la charité commande : l’amour, et rien d’autre que l’amour.

Espérer ne consiste pas en l’attente de la réalisation de quelque chose.

L’espoir fait vivre ! N’est-ce pas ce que l’on dit ? Mais combien sont ceux qui vivent sans espoir ? Ils végètent, attendant que la mort vienne les surprendre, comme si la seule chose qui pouvait les faire vibrer encore était cette fin inéluctable. Un terme presque désiré par certaines personnes.

L’espoir fait-il vivre vraiment ? Lorsque nous sommes enfants, espère-t-on quelque chose ? Ne sommes-nous pas simplement en train de profiter de chaque instant, satisfait et heureux ? Nous nous endormons le soir rassasiés par l’existence et convaincus que cela ne s’arrêtera jamais. Nous n’espérons pas, en fait, nous sommes simplement heureux. Disons que si l’espoir se manifeste lorsque nous sommes enfants, ce n’est pas pour que quelque chose aille mieux, mais plutôt pour que les merveilleuses choses qui nous arrivent continuent et perdurent pour l’éternité. En fait, est-ce que nous attendons que ces moments merveilleux reviennent ou est-ce que nous agissons pour leur pérennité ?

Apprenons de notre enfance. Quand nous espérons quelque chose, non seulement nous devons le désirer de toutes nos forces, mais nous devons aussi agir pour que ces choses auxquelles nous espérons se réalisent. Nous devons œuvrer dans le sens de nos souhaits et travailler à ce que nos rêves deviennent réalité. Espérer n’est pas l’œuvre de l’esprit, mais le chef-d’œuvre de nos actes.

Quand nous cessons d’espérer, c’est que nous avons déjà cessé de vivre. En fait, plus on se nourrit d’espoir, plus notre espoir devient grand. Il nous donne accès à l’éternité, car nous voulons tellement que les belles choses perdurent que nous n’imaginons pas qu’elles puissent s’arrêter. Et la chose la plus belle qui se puisse sur la terre étant l’amour, quand nous nous mettons à espérer, c’est que nous avons goûté à l’amour.

Mais lorsque nous grandissons, nous perdons l’espoir. Comme si ce que nous vivions nous volait ce que nous avions de plus cher et de plus beau. Le rêve s’effondre, l’espoir disparaît petit à petit et à la place s’installe la désillusion. Que s’est-il passé ?

Nous ne croyons plus en rien et pour ceux qui arrivent à survivre dans cet état d’esprit, ce qui compte c’est tout simplement de posséder, de profiter et même pour certains d’abuser. Pour ceux qui tentent de renouer avec l’espoir, il leur faut braver bien des oppositions de fervents détracteurs. Ces faux amis, ces faux amours qui vous retiennent et vous empêchent d’accéder à l’amour. Ils veulent que vous souffriez comme eux, car ça leur est totalement insoutenable de voir que quelqu’un se met à espérer. Comme si cette faveur n’appartenait qu’aux enfants. Mais le mal est si grand que certains vont même jusqu’à supprimer le rêve des plus petits.