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Les troubles de la mémoire

Si vous écoutez les personnes qui ont dépassé la quarantaine, toutes sont préoccupées par la maladie d’Alzheimer. Il suffit qu’une d’entre elles ne se souvienne plus si elle a fermé la porte à clé pour que la peur l’assaille et l’angoisse profondément.

Cela ne les empêche pas de continuer leur routine sans rien faire pour améliorer leur capacité à mémoriser. Ce qu’il faut savoir en priorité, c’est que dépassé la quarantaine, nous devrions tous mener une activité qui oblige notre cerveau à se rééduquer sur le plan de la mémoire.

Quelqu’un qui vit seul, reste souvent isolé et parle peu risque de se retrouver dans la difficulté au moment de reprendre une conversation. Les mots ne lui reviendront pas à l’esprit de surcroit. Le vocabulaire que nous avons appris durant l’enfance peut et doit encore s’enrichir à tous les âges de notre vie.

Oublier si l’on a fermé une porte à clé, oublié de prendre des papiers où ne plus se rappeler le nom d’une personne n’est pas un problème grave en soi. Les troubles de la mémoire sont multiples et avant de penser à une cause grave, il faut en tout premier lieu identifier le trouble et la cause.

Les causes multiples des troubles de la mémoire :

-     Passé la quarantaine, surtout quand on n’a pas recours à une activité qui force la mémorisation.

-     La fatigue, car elle empêche de bien se concentrer.

-     Le surmenage, car en plus d’entraîner une fatigue nerveuse, il peut conduire à la dépression et à la baisse d’intérêt pour la vie.

-     Fumer engendre des maladies cardiovasculaires et donc à une mauvaise circulation sanguine. Le cerveau étant moins oxygéné, il en résulte des problèmes de mémoire qui peuvent surgir parfois même beaucoup plus tôt qu’à la quarantaine.

-     L’alcool pour les mêmes raisons que précédemment.

-     Certains médicaments ont une action directe sur le système nerveux. Les somnifères par exemple, comme les anti anxiolytiques entraînent des troubles de la mémoire presque instantanément ! Les problèmes sont généralement réversibles, quand on n’en abuse pas et que le traitement ne dépasse pas la durée indiquée sur la notice d’emploi.

-     La nourriture peut avoir des conséquences terribles sur la santé et de ce fait, provoquer des maladies cardiovasculaires, des troubles de la circulation veineuse et bien d’autres problèmes qui sont aussi la cause de troubles de la mémoire.

-     L’insomnie pour les problèmes de concentration qu’elle engendre.

-     Le cannabis et toutes les drogues en général. Même quand une personne vous parle des effets positifs de certaines de ces drogues sur l’inspiration, l’imagination ou la mémoire ; on sait aujourd’hui que cela est faux. Le cannabis peut désinhiber jusqu’à un certain point, mais très vite, il va engendrer une dépendance et isoler la personne. On notera rapidement des troubles du comportement qui s’accompagnent très souvent des troubles de la mémoire. C’est d’autant plus déplorable, que la drogue circule dans les écoles et qu’elle est responsable de beaucoup d’échecs scolaires.

Toutes les raisons que nous venons de citer ne provoquent pas de troubles irréversibles de la mémoire, sauf si les personnes ne se prennent pas en charge assez tôt. Car les symptômes de fatigues, les troubles du comportement associés, les maladies cardiovasculaires et autres peuvent très vite prendre une issue fatidique.

Quand un symptôme devient une maladie, les traitements sont alors plus lourds et les conséquences le sont aussi.

Dans tous les cas, lorsqu’un problème de mémoire est détecté, il convient d’aller consulter un médecin. C’est d’autant plus vrai, si vous avez passé la quarantaine ou que le problème persiste sans que vous ne correspondiez aux critères que nous venons d’énumérer.

Les troubles sévères de la mémoire surviennent le plus souvent après un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien, un traitement par chimiothérapie, une maladie dégénérative du système nerveux, des maladies auto-immunes, des maladies mentales…

Certaines sont plus faciles à détecter que d’autres. Bien souvent, les médecins les ont reconnus ou sont en recherche d’un diagnostic satisfaisant.

Des spécialistes cherchent à élaborer des techniques efficaces de rééducation de la mémoire, d’autres des traitements. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements, mais la recherche avance et la compréhension des mécanismes de la mémoire se fait de plus en plus claire.

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La mémoire cellulaire

Ne dit-on pas que les murs d’une maison gardent parfois la mémoire des événements qui se sont passés à l’intérieur ? Une personne sensitive peut en effet pénétrer le seuil d’une maison et dire si elle contient une énergie positive ou négative.

Des expériences ont été pratiquées sur les chevaux à cause de leur extrême sensibilité. On essaya, un jour, de faire pénétrer un cheval dans une propriété qui semblait garder une mémoire douloureuse. En effet, quelques années plus tôt, un homme tua, dans un excès de démence, ses trois enfants et son épouse, après quoi, il se suicida. Le cheval ne voulut jamais entrer dans la propriété. Dès qu’il s’approchait de la propriété, il commençait à se braquer. Arrivé au seuil de la maison, le cheval se dressa sur ces pattes arrière et il ne fut jamais possible de le faire rentrer dans la propriété.

Cette expérience révèle bien qu’il existe une mémoire inscrite quelque part dans les murs, à moins qu’il ne s’agisse du champ morphique des pierres qui constituent la maison et pourquoi pas de la maison elle-même.

La mémoire cellulaire c’est à peu près la même chose. Nous pourrions comparer notre corps physique à la maison qui habite notre âme. Toutes nos expériences vécues laissent des traces émotionnelles fortes dans notre corps ou nos cellules.

Des thérapeutes en soins holistiques se sont intéressés à la question et ont découvert des méthodes pour interroger le corps. La plus ancienne étant d’écouter le pouls après avoir posé une question à l’organisme sans que la personne n’ait le droit de répondre verbalement. Il est intéressant de noter que la pulsation varie son rythme selon les questions posées. Une autre méthode consiste à interroger le corps par les contractions musculaires. Le patient doit tendre le bras et le maintenir tendu à la hauteur de l’épaule. Le médecin pose une question, par exemple, sur l’efficacité d’un médicament, et il exerce au même moment une pression sur le bras. Si le bras ne cède pas, c’est que le médicament convient à l’organisme, dans le cas contraire, ce dernier pourrait s’avérer inefficace.

Cette technique peut paraître ridicule, pourtant, en interrogeant le corps sur des traumatismes, il est clair qu’il réagit d’une façon étonnante et souvent de manière cohérente.

Une autre façon d’interroger la mémoire cellulaire, c’est de plonger le patient dans un état modifié de conscience et de lui permettre d’accéder à la mémoire de son corps. Il lui suffit d’être réceptif. Quand enfin il est prêt, un souvenir peut alors ressurgir et se révéler à son esprit. Il arrive parfois que ce soit les thérapeutes eux-mêmes qui reçoivent l’information et la restituent juste après le soin. On est alors fort surpris de les entendre nous confier des événements que nous avons réellement vécus.

Je me souviens une fois, alors que je faisais un soin Reiki à une personne venue me consulter pour un mal-être non identifié, une espèce de début de déprime. Je lui imposais les mains, quand soudain, arrivé au niveau du ventre, je sentais quelque chose de douloureux, une émotion forte me saisit et spontanément, une image d’un fœtus me vint à l’esprit. Je poursuivis le soin pour soulager cette souffrance et à la fin du traitement, j’en parlais à ma patiente. Elle reconnut, en effet, qu’un an plus tôt elle avait subi une IVG et qu’aujourd’hui encore, elle regrettait son geste.

Nous constatons donc que si le cerveau est capable d’inventer une fausse réalité pour échapper aux lourdes conséquences d’un drame, le corps, lui ne peut jamais mentir. Il contient une mémoire sous une autre forme que dans le cerveau. Tant que nous ne l’avons pas traitée, elle continue de nous hanter jusqu’à ce que nous soyons près.

La maladie peut s’interpréter différemment selon qu’on décompose le mot pour le lire autrement. Cela donne : le « mal a dit » !

Nos cellules seraient donc dépositaire d’une mémoire, à moins qu’il ne s’agisse du champ morphique de la cellule. Mais dans tous les cas, cette mémoire existe bien. Elle est selon certains thérapeutes en énergie spirituelle située à la fois dans les organes, mais aussi dans les corps subtils qui nous entourent.

Que dire alors, des personnes à qui l’on a greffé un poumon, un rein ou un autre organe ?

On entend fréquemment des témoignages étonnant sur les suites d’une greffe. C’est arrivé récemment qu’une jeune fille, à qui l’on avait greffé un cœur, se découvrît une nouvelle passion. Quelque temps après la greffe, elle se prit d’une passion pour les animaux. Elle voulait devenir vétérinaire, alors que toute son enfance, elle avait rêvé de faire des études pour devenir maîtresse d’école. On sut bien plus tard que la personne à qui appartint le cœur était vétérinaire.

Des phénomènes de ce genre se produisent quotidiennement. On peut parler de transmission des mémoires inscrites dans l’organisme. Un peu comme si l’on greffait non seulement l’organe, mais aussi une partie de la personne.

Je ne dis pas qu’un « serial killer » transmettrait son goût pour le meurtre à une âme innocente, mais la mémoire de ce dernier peut facilement affecter son nouvel hôte. Des cauchemars peuvent hanter le greffé ou un phénomène de rejet pourrait se mettre en place.

Bien sûr, on ne peut affirmer cela, car sur le plan scientifique, aucune preuve n’a démontré ces faits, néanmoins aucune expérience n’est entreprise pour le prouver ou l’infirmer.

Une chose est cependant certaine, la mémoire cellulaire, aussi désuète qu’elle en a l’air, intéresse bon nombre de médecins. La plupart d’entre eux se spécialisent pour obtenir des précisions sur leurs diagnostics. Les résultats faits sont là et il semblerait que les résultats aussi !

Certaines de ces techniques sont millénaristes, comme de prendre la pulsation, d’autres plus surprenantes, comme la relaxation, le Reiki, les soins énergétiques, la vision de l’aura…

Malheureusement, en France, il n’existe aucune école, aucune université en parapsychologie qui facilite la recherche dans ces domaines. S’il en existe quelques unes privées, on n’est jamais certain du sérieux et de la motivation de ces organismes ou associations.

Aux États-Unis, il existe des universités qui développent des programmes de recherche dans les domaines de la parapsychologie, et ils étudient toutes les sortes de médecines parallèles. Leurs méthodes sont rigoureuses et scientifiques. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux.

S’il existe beaucoup de charlatans dans ce domaine, nous savons aussi qu’il existe de véritables thérapeutes réputés pour leur don de guérisseur. La télévision commence à nous donner des émissions sérieuses sur ces sujets, comme « Enquêtes extraordinaires ».

Des journalistes, des scientifiques et des médecins penchent vers une médecine plus humaine et surtout plus responsable. Les médecins savent qu’ils ne peuvent avoir l’entière responsabilité de la guérison d’un patient. Le malade doit apprendre à participer activement à l’amélioration de sa santé. Le remède n’est pas toujours la solution.

La prévention est une solution bien plus efficace. Elle nous oblige à plus d’humanité et surtout plus de conscience et de respect de la vie.

Pour l’instant, on constate combien il est difficile de changer ces automatismes, mais la vie nous enseigne avec une patience remarquable. On sait par exemple que la cigarette tue. Il a fallu des siècles pour comprendre cela et aujourd’hui seulement, on commence à mettre en place des mesures qui tendent à faire diminuer ce comportement suicidaire.

On ne fume plus dans les lieux publics. Non seulement cette action préserve le non-fumeur du tabagisme passif, mais c’est en plus un acte de civilité basique pour le respect d’autrui.

Au niveau de la nourriture, les gens commencent à comprendre les méfaits liés à l’excès, à l’alimentation rapide et aux abus en matière de pesticides, d’antibiotiques et de pollutions. Enfin, les comportements changent.

-     Est-ce dû au seul fait de l’apprentissage ?

-     Est-ce notre mémoire ancestrale qui en est la cause ?

Nos habitudes alimentaires ont changé ce dernier siècle de façon considérable. L’industrialisation a tout bouleversé. Nos cellules ont dû s’adapter soudainement à l’invasion des polluants, des conservateurs, des colorants, des graisses…

Notre corps a réagi, il a manifesté immédiatement son mécontentement par des phénomènes allergiques, des maladies nouvelles et de plus en plus résistantes.

Aujourd’hui, notre cerveau a trop tiré la sonnette d’alarme et il nous balance de nouveau les informations d’une nourriture saine. Ce sont les vieilles méthodes qui sont à nouveau employées pour la culture biologique, même les chercheurs puisent dans la nature pour trouver des solutions plus saines.

Nous pouvons bénéficier de cette mémoire Akashique autant que notre mémoire cellulaire pour retrouver la santé, le bien-être et l’harmonie avec la terre.

Nous devons comprendre que toutes ces mémoires ont la particularité d’être à notre disposition pourvue qu’on se rende disponible à l’écoute. Cet échange est indispensable. Il nous faut un minimum d’humilité, si nous voulons retrouver la paix intérieure.

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La mémoire cognitive

La mémoire qui nous permet d’acquérir des connaissances est la mémoire cognitive. Elle fait donc appel à nos sens. Je ne mentionne pas volontairement les cinq sens, pour la simple et bonne raison qu’un sixième et septième sens n’est pas exclu.

Les dénominations suivantes de la mémoire sont donc sûres :

  1. Mémoire visuelle
  2. Mémoire auditive
  3. Mémoire olfactive
  4. Mémoire tactile
  5. Mémoire gustative

Nous intégrons à présent la mémoire intuitive et la mémoire sensitive ou émotionnelle en plus de cinq autres, car nous verrons qu’elles font partie du langage scientifique.

Notre cerveau se laisse traverser par 400 000 millions de bits par secondes d’informations et n’en retient que 2000. Toutes les autres informations disparaissent définitivement.

C’est en tous les cas, ce que l’on croit aujourd’hui. La capacité qu’a le cerveau de les intégrer toutes, si ce n’est que pour quelques fractions de secondes est déjà spectaculaire. Mais, le plus incroyable, c’est cette faculté qu’il a de n’en sélectionner que 2000.

Cette sélection n’a rien de hasardeux. Elle est le fruit d’une mémoire collective issue de la survie. Le cerveau sait spontanément qu’elles sont les informations qu’il doit gérer pour nous permettre de vivre et de nous épanouir. En fait, il fonctionne de manière intuitive. Pourquoi donc ne pas lui faire confiance ?

Peut-on en déduire que cette particularité d’être toujours tourné vers le passé correspond à un refus de vivre ?

Bien sûr que non. Cette motivation ne peut concerner, tout au plus, que quelques personnes gravement dépressives. La seule certitude que nous ayons, c’est que la peur, la frustration, le manque de confiance en soi et la culpabilité sont des composantes significatives de ce refus.

Ces peurs proviennent de notre passé. Si au cours de notre éducation nous avons souffert d’un manque de valorisation, il est probable que nous développions ce genre de comportement. Mais ce n’est absolument pas une raison primordiale. D’autres critères sont à considérer.

Lorsque Rupert Sheldrake nous parle de conscience collective et de résonnance morphique, nous pouvons penser que cette mémoire, même inconsciente d’un lourd passé, nous bloque dans ce processus d’expansion. C’est un peu comme si nous éprouvions le besoin de souffler un peu et de nous recharger quelques vies durant pour nous permettre de reprendre du flambeau.

Revenons-en à notre mémoire cognitive !

Trois types de mémoire sont considérés dans le développement de la connaissance. À l’intérieur de chacun d’eux, des sous-groupes sont proposés, un peu comme ceux que nous venons d’évoquer.

Le premier type concerne la mémoire sensorielle :

-     C’est d’elle qu’il s’agit lorsque l’on parle des 400 000 millions de bits d’informations qui traversent le cerveau.

Vient ensuite la mémoire courte :

-     C’est le moment précis ou le cerveau agit intuitivement en sélectionnant 2000 de ces informations.

Enfin survient la mémoire au long terme :

-     Le cerveau enregistre des données de notre existence et il les conserve sous forme de souvenirs, d’impressions, de ressentis et probablement de tas d’autres perceptions subtiles.

Nous savons que le cerveau procède par intuition pour collecter des informations qu’il juge utiles. Nous savons qu’il en garde un certain nombre dans la mémoire au long terme.

Nous savons aussi que les cinq sens participent activement au déroulement intuitif de la sélection des informations.

Nous avons évoqué les émotions sans vraiment nous y être intéressés. Pourtant, elles ont une part décisive dans le fonctionnement de la mémoire.

Carles Gustave Jung s’est intéressé le premier au domaine de l’inconscience. Il stipule que les traumatismes sont parfois relégués dans cette zone d’ombre de l’Être et remplacés par de faux souvenirs pour ne plus nuire à la personne. Les émotions sont donc responsables d’une réalité virtuelle. Grâce à cette réalité, la personne peut survivre.

Néanmoins, ce faux-semblant ne parvient pas toujours à régler les problèmes qu’ont occasionnés les traumatismes par le passé. Ils peuvent, en effet, ressurgirent à la suite d’un événement incongru. Doubler l’inquiétude du sujet, augmenter ses peurs et dans le pire des cas, provoquer des crises d’hallucinations.

Nous pouvons donc nous demander si la réalité virtuelle est vraiment une réponse positive de notre cerveau.

Ce phénomène se produit-il uniquement chez les individus sujets à la reproduction du passé dans le futur ?

Rappelons-nous que le cerveau ne porte pas de jugement ! Il agit, parfois dans la précipitation, mais il ne reste jamais sans envisager une réponse. Il cherche une solution de survie. C’est là, sa fonction première.

Donc, s’il invente une réalité de substitution, c’est probablement parce que c’est la réponse la plus efficace pour le moment. Néanmoins, il faudra pouvoir revenir sur ce qui est arrivé par l’analyse ou la psychothérapie si l’on veut progresser sur le chemin de l’accomplissement personnel.

Dans certains cas, quand un individu est atteint d’une lésion cérébrale, et qu’il ne peut plus avoir accès facilement à son passé, les thérapeutes proposent des solutions identiques à celle que nous venons d’évoquer.

On peut, en effet, proposer une réalité virtuelle pour que le sujet malade l’inscrive dans sa mémoire et s’en serve de repère pour se reconstruire et se projeter à nouveau dans le futur.

Les possibilités du cerveau sont incroyablement infinies et nous n’avons pas fini d’être surpris par ses capacités.

Plusieurs critères sont à considérer pour que le cerveau parvienne à retenir des informations ou des évènements dans la mémoire courte et la mémoire à long terme.

Voici les critères les plus fréquents :

-     Les événements marquants, comme d’assister à un enterrement ou de se marier.

-     La répétition, comme lorsqu’on revient fréquemment dans un même endroit, le fait de manger, la présence des êtres chers au quotidien…

-     L’apprentissage qui consiste en la répétition volontaire d’un geste, d’un protocole, d’un mot ou plusieurs quand nous apprenons une langue…

Ces gestes, ces mots, ces formes et ces lieux sont stockés dans notre cerveau, normalement en des lieux bien précis. Pourtant, récemment, on s’est aperçu qu’un mot, une forme ou un objet pouvait être logé en différents endroits dans le cerveau. Les chercheurs ont pu identifier la raison de ce phénomène. En fait, le mot en question ou l’objet portent plusieurs sens.

Une voiture, par exemple, sert à nous conduire dans l’espace d’un lieu à l’autre. Elle nous permet d’économiser du temps. Elle appartient à un concessionnaire, représente une marque, une valeur…

Toutes ces attributions obligent le cerveau à se faire une représentation de la voiture qui dépend de plusieurs sens et donc de différentes zones de stockages.

En d’autres termes, si l’on observe le cerveau d’un individu à l’aide d’une IRM, on va être en mesure d’observer toutes les zones sollicitées à l’évocation de sa voiture. Si on lui demande à qui elle appartient, sa couleur, sa marque, le nombre de kilomètres qu’elle a au compteur… on constatera que des zones différentes seront révélées.

Voici un récapitulatif du fonctionnement de notre cerveau :

-     La mémoire courte se situe dans l’hippocampe ou elle ne reste que quelques secondes, voire quelques minutes en fonction des besoins.

-     L’hippocampe gère donc la mémoire sélective et spatiale.

Le cerveau se divise ensuite en différentes zones pour intégrer la mémoire visuelle, auditive, gustative, tactile et olfactive. D’autres parties du cerveau concernent la mémoire longue, émotionnelle…

On compte trois types de mémoire :

-     La mémoire sensorielle

-     La mémoire courte

-     La mémoire au long terme

Ces trois types contiennent des sous-groupes de la mémoire.

Le cerveau est capable de recevoir 400 000 millions de bits par secondes d’informations.

Il n’en retient que 2000.

Il sélectionne l’information de manière intuitive, en fonction des besoins vitaux.

Critères de sélection :

-     Événements marquants

-     Émotions fortes

-     Situations qui se répètent

-     Lieux et visages que l’on voit régulièrement

-     Tout ce qui est indispensable à la survie

-     Apprentissage volontaire

Il semblerait que le cerveau ait acquis une mémoire collective ou instinctive de survie. À moins qu’il ne s’agisse d’une mémoire présente dans les gènes.

La mémoire enregistrée dans le cerveau ne fonctionne pas comme celle qu’enregistre un disque dur d’ordinateur. Cette mémoire n’est pas figée. Elle est sans cesse revisitée par notre conscience et réévaluée à partir de nos expériences et de notre évolution.

Les souvenirs nous reviennent à l’esprit toujours de manière déformée. Quelqu’un d’optimiste se valorisera toujours à travers de ses souvenirs. Une personne pessimiste tombera dans le piège des souvenirs douloureux, exagérant parfois son rôle de victime.

Quand un traumatisme vient gravement perturber le quotidien d’une personne, le souvenir bascule dans l’inconscient et le cerveau peut le remplacer par un faux souvenir.

Ainsi, la personne peut échapper aux conséquences de ce drame. Néanmoins, il lui faudra un jour ou l’autre faire face à sa mémoire avec l’aide d’un thérapeute pour y faire face et sortir vainqueur de son passé.

Les personnes amnésiques éprouvent de la difficulté pour se projeter dans l’avenir. Il s’avère que l’hippocampe qui est responsable de la mémoire spatiotemporelle ne permettant plus un retour dans le passé ne parvient plus non plus à se projeter dans le futur.

Les schizophrènes souffrent du même mal, car la confusion et le trouble de la personnalité les empêchent de se souvenir du passé et donc de se projeter dans l’avenir.

Pour aider les personnes qui souffrent de troubles de la mémoire, on demande parfois de se souvenir d’une mémoire virtuelle précise qui a un but éducatif. Grâce à ces faux souvenirs contrôlés, on réapprend à ces personnes à se redéfinir au quotidien.

La mémoire ne se trouve pas essentiellement dans le cerveau. Elle existe dans la nature sous différentes formes. On sait à présent qu’il n’est pas toujours nécessaire de posséder un système nerveux pour conserver une mémoire. Les végétaux, par exemple, ont une mémoire.

Il semblerait, d’après Rupert Sheldrake, que la nature possède sa propre mémoire, de même que l’univers. Les champs morphiques donneraient forme à notre corps et contiendraient la mémoire de notre évolution.

Selon cette théorie, le champ morphique s’applique à toutes les formes visibles ou invisibles. La mémoire serait contenue dans le champ morphique, ce qui permettrait à la nature de faire ressurgir une espèce disparue quand les conditions de vie réapparaîtraient.

En d’autres termes, notre mémoire présente dans le champ morphique serait transmise à notre cerveau qui agirait comme un récepteur capable de nous transmettre cette mémoire.

Des théories de ce genre confirment des pensées universelles véhiculées par des civilisations antérieures. Les animistes pensent, par exemple, que tous les éléments présents dans la nature possèdent une âme, parfois une âme collective qui guide certaines espèces. Ces âmes sont celles qui possèdent la mémoire.

La médecine holistique propose une thérapie qui tient compte de l’être en son entier. Tout ce qui se passe en lui et autour de lui doit être considéré pour donner un diagnostic. On va même jusqu’à penser que le corps physique contient sa propre mémoire. On parle alors, de mémoire cellulaire.

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